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Joseph et Etienne Montgolfier

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Joseph & Etienne Montgolfier

Joseph et Etienne sont les fils de Pierre Montgolfier, fabricant de papier installé à Vidalon-lès-Annonay, en Ardèche, dont la manufacture était réputée dans toute l’Europe.

Implantée dans la région ardéchoise depuis le 13ème siècle, la famille de Pierre et Anne Duret, son épouse, compte seize enfants.
- Joseph, né à Vidalon le 26 août 1740, est le douzième enfant de la fratrie. Il meurt à Balaruc-les-Bains, dans l’Hérault, le 26 juin 1810.
- Etienne, né le 16 janvier 1745 à Vidalon et décédé le 2 août 1799 à Serrières, en Ardèche, est le quinzième enfant du couple. Il étudie les sciences et l’architecture à Paris, avec Jacques-Germain Soufflot.

Les deux frères travaillent dans l’entreprise familiale.
- En 1777, ils mettent au point le papier vélin.
- En 1781, ils substituent aux antiques piles à maillet la batterie hollandaise qui transforme rapidement le chiffon en pâte à papier.

En remerciement, Louis XVI anoblit le chef d’entreprise Pierre Montgolfier. Un autre homme de science honorera la famille de Montgolfier. Il s’agit de Marc-François Seguin. Petit-neveu par sa mère de Joseph et Etienne, il s’est distingué par l’invention du pont suspendu et de la chaudière tubulaire. Il est, avec ses frères, le constructeur de la ligne de chemin de fer reliant Lyon à Saint-Etienne en 1826.

A la différence de son frère Etienne, Joseph Montgolfier n’est pas un homme d’affaires.

Dès son enfance, il ne peut s’empêcher de s’intéresser à tout et de vouloir perfectionner tout ce qu’il approche. A la fois chimiste, physicien à l’aune de son temps, mécanicien, hydraulicien, c’est un rêveur qui a les pieds sur terre.

Le succès de la montgolfière lui apporte la notoriété. Il en a fait un personnage de la communauté technique et scientifique de la capitale, couronné par son élection à l’Académie des Sciences en 1807, à la place de l’illustre Coulomb, et par son affectation au conservatoire des Arts et Métiers.

Joseph a côtoyé aussi les plus grands savants de son époque : Lavoisier, Monge, Carnot, Volta, Laplace, Prony, Ampère…

Le renoncement pénible à l’aéronautique qui a fait sa gloire, le libère. Il reprend ses anciennes spéculations et poursuit ses éclectiques activités inventives.

Il contribue à la conception de la lampe à huile de son ami Argand. Selon ce système, une cheminée en verre accélère le courant d’air qui soutient la combustion de l’huile qui imprègne une mèche tubulaire.

Avec le même Argand, il projette d’exploiter des procédés appliqués à la distillation de l’eau de vie, au séchage du hareng, à la déshydratation des fruits et jus de fruits (il a tout bonnement inventé la lyophilisation).

Puis vient l’illumination du bélier hydraulique, machine à relever l’eau d’une rare originalité.

Ce projet l’accaparera jusqu’à la fin de sa vie sans l’empêcher de vagabonder dans d’autres domaines. C’est ainsi que ses réflexions sur la chaleur et la combustion, l’amèneront à concevoir le moteur à explosion et à réaliser une première expérience avec de la poudre.

Tous ses travaux firent de Joseph Montgolfier un savant respecté. Il rencontrait beaucoup de monde, toujours prêt à rendre service.

Ainsi, il aida un industriel à développer la production d’alun, de soude et de sulfate de fer à Verberie, dans l’Oise.


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